En effet, pendant leur exode, ces familles marchaient en direction du Sud, chacune dirigée par un patriarche, dont Togbui EGOU de Tavié, à la recherche d’une terre propice. À l’époque, la terre était sacrée et non commercialisable.
Les communautés, guidées par leur patriarche et venant de Notsè, se sont installées sur les différents sites du territoire. La fertilité des sols et le climat favorable ont attiré, dès les années 1950-1960, d’autres peuples, principalement représentés par les Kabye et les Losso. En 1981, ces populations représentaient déjà 30% de la population d’Agou (AGBOZOH, 1996).
L’histoire merveilleuse de cette population à travers le temps et l’espace, décrite par les sources orales, évoque des causes démographiques et économiques pour expliquer le départ des Adja Éwe de Notsè (GAYIBOR, 1997). Au commencement, l’actuel site de la ville d’Agou n’était qu’une vaste étendue de terre et de forêt, progressivement occupée par de grandes familles venues de Notsè.
Explorez comment cette fusion culturelle a façonné la riche diversité de la population actuelle, vivant exclusivement de la culture du café, du cacao, du palmier à huile, de la chasse, de la cueillette, et des cultures vivrières. L’histoire d’Agou 1, tissée à travers les siècles, révèle les racines profondes et les évolutions fascinantes qui ont forgé l’identité unique de cette communauté.