
La commune Agou 1 a franchi une étape clée dans sa démarche de développement local en organisant, ce jeudi, un atelier de restitution et de validation du rapport diagnostic sur la situation de l’eau et de l’assainissement sur son territoire. Cette rencontre, tenue dans les locaux du Centre de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) d’Agou-Gadzépé, s’inscrit dans le cadre du projet INIDEA (Initiatives Durables pour l’Eau et l’Assainissement), mis en œuvre dans six communes du Togo.
Le projet INIDEA bénéficie de l’appui financier de l’Agence Française de Développement (AFD), de l’Agence de l’Eau Seine Normandie (AESN) et du Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF). Il est mis en œuvre à Agou 1 avec l’accompagnement technique de l’association SEVES et de son partenaire local, PADIE.


L’atelier a réuni les membres du conseil municipal, les chefs traditionnels, les services techniques déconcentrés de l’État, les représentants des associations et ONG, les comités villageois de développement, des experts en eau et assainissement ainsi que le secrétaire général de la préfecture représentant Monsieur le Préfet d’Agou. L’objectif principal était de présenter les résultats du diagnostic territorial, d’en recueillir les observations et de valider collectivement le document.
Dans son mot de bienvenue, le Député-Maire de la commune Agou 1 Patrick K. S. BOLOUVI a souligné l’importance de cette démarche en relevant le fait que « trop souvent, l’absence de données fiables et de planification rigoureuse compromet la réussite des politiques locales. Ce rapport, issu d’un travail d’enquête et d’analyse approfondi, nous offre une base solide pour agir de manière cohérente, durable et efficace ».
Le rapport présenté dresse un état des lieux détaillé de la disponibilité, de l’accessibilité et de la qualité des services d’eau potable et d’assainissement dans la commune. Il met en lumière les défis majeurs notamment : l’insuffisance des infrastructures, l’inégalité d’accès entre milieux urbains et ruraux, la gestion des ouvrages existants, les pratiques à risque en matière d’hygiène et la coordination entre les acteurs.


Les échanges ont permis d’enrichir le rapport avec des données complémentaires, des retours d’expérience du terrain et des propositions concrètes pour la phase de planification stratégique. Les participants ont unanimement salué la démarche participative et inclusive qui a permis de faire de ce rapport un outil partagé.
Au terme de l’atelier, le rapport a été validé par l’ensemble des parties prenantes. Il servira désormais de référence pour l’élaboration des plans d’action communaux en cohérence avec les orientations nationales du secteur eau et assainissement.